ACCUEIL

Consignes aux
auteurs et coordonnateurs
Nos règles d'éthique
Auteurs : soumettez
votre article en ligne
Autres revues >>

Revue Française de Gestion

0338-4551
Vous êtes sur le site des articles parus entre 2002 et 2014 :
» Accédez aux articles parus depuis 2015 «
 

 ARTICLE VOL 36/207 - 2010  - pp.7-14
TITRE
ÉDITORIAL / SOMMAIRE / ONT CONTRIBUÉ À CE NUMÉRO

RÉSUMÉ

Experts et médias assurent régulièrement qu’une des origines de la crise économique et financière de 2008/2009 réside dans la prise du pouvoir dans l’entreprise par les actionnaires, qui aurait mis fin au règne sans partage des managers. En fait, après une courte période d’affrontement, les deux parties ont accédé à la fin du XXe siècle à un compromis qui les satisfaisait. Un bon nombre de managers devenant actionnaires, les conflits d’intérêts furent en effet largement amortis. Un partenariat a progressivement supprimé les frontières entre le contrôle de l’actionnariat et la direction de la société. Aux limites de la fusion, cet enchevêtrement des pouvoirs au sommet de l’entreprise, a été l’un des véritables déclencheurs de la crise. Le coup d’État rampant des actionnaires a commencé dans les années 1980, lorsque fut décidée la hausse des taux d’intérêt, initiée par la Banque fédérale des États-Unis pour lutter contre l’inflation. Cette politique les a soudain réveillés. Dès lors, ils pouvaient raisonnablement espérer des placements financiers beaucoup plus rémunérateurs que leurs participations dans le secteur industriel. La trésorerie l’emportait sur la production. Les banques, les fonds de pensions et d’investissement ne furent pas les derniers à prendre conscience de cette situation. Les retraités épargnants pesèrent aussi de tout leur poids dans cette logique financière, au mépris de la logique industrielle. Le court terme triomphait dangereusement sur le long terme. Actionnaires, grands et petits, voulaient désormais que leur argent leur rapporte non plus des gratifications symboliques mais des sommes significatives. Il n’était plus question pour eux de rester bouche cousue au cours des conseils d’administration et des assemblées générales.

Une nouvelle donne apparaissait. En échange des risques qu’ils prenaient, les actionnaires réclamaient le droit de fixer leurs objectifs aux managers. Ces derniers – des ingénieurs issus pour la plupart du moule des grandes écoles – n’étaient pas préparés à affronter la vague. Faire tourner des usines c’était leur affaire, s’improviser financiers était une autre paire de manche. L’ignorance assortie de naïveté de certains dirigeants a ainsi ouvert le champ à toutes sortes de manipulateurs qui leur faisaient miroiter monts et merveilles.



AUTEUR(S)


LANGUE DE L'ARTICLE
Français

 PRIX
GRATUIT
   
ACCÉDER A L'ARTICLE COMPLET  (64 Ko)



Mot de passe oublié ?

ABONNEZ-VOUS !

CONTACTS
Comité de
rédaction
Conditions
générales de vente

 English version >> 
Lavoisier